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CDI intérimaires, deux tiers des contrats sont suivis d’un CDI

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intérim CDI intérimaire

Précarité ou sortie des statistiques du chômage, les interprétations divergent sur ce contrat. Le Code du travail a officialisé le CDI intérimaire. En effet, ce contrat est inclus dans la loi Avenir Professionnel, adoptée en août 2018.

Retour sur l’expérimentation des CDI intérimaires

A l’origine, ce contrat a pour vocation de garantir le versement d’un salaire entre deux missions. Le salaire est versé par l’entreprise de travail temporaire qui emploie l’intérimaire. Les entreprises d’intérim ont expérimenté ce CDIi depuis 2013. Dès son adoption en 2018, on en signait l’équivalent de 1 000 par mois.

A qui s’adresse ce type de CDI ?

Ce contrat n’a pas vocation à être déployé et proposé à tous les intérimaire. Son usage doit rester restreint et limité. Les titulaires d’CDI intérimaire sont donc employés sans limitation de durée par leurs agences d’intérim. Et celles-ci leur proposent des missions successives, pouvant aller jusqu’à 36 mois.

On trouve, parmi les salariés intérimaires, environ 50% d’ouvriers non qualifiés, un tiers d’ouvriers qualifiés et environ 15% de cadres et professions intermédiaires.

Avantages et limites des CDI intérimaires

Pour faire simple, le salarié intérimaire bénéficie des avantages du contrat de travail CDI, tout en conservant la souplesse et la liberté de l’intérim.

Ce contrat apporte une certaine stabilité puisque le salarié sera toujours rémunéré en fin de mois. Le salaire minimal est fixé dans le contrat. Le salarié profite donc des mêmes avantages qu’un salarié en CDI, même s’il est employé par une agence d’intérim.

Dans ce type de contrat, il y a deux périodes :

  • des périodes de mission auprès des entreprises « clientes »,
  • des périodes intermédiaires, sans activité que l’on appelle « intermissions ». Durant ces périodes le salarié est toujours employé par l’entreprise d’intérim même s’il n’a pas de mission. Il doit donc rester disponible afin que l’employeur puisse lui confier d’autres missions.

L’autre avantage est la durée des missions. Elles peuvent durer jusqu’à 36 mois contre 18 mois pour une mission d’intérim habituelle. Pendant les intermissions, l’agence d’intérim garantit le versement d’une rémunération minimale.

A l’opposé, il n’y a plus d’indemnité de fin de mission.Par ailleurs, l’intérimaire doit accepter toute mission proposée dans un délai d’une demi-journée. Et cela, même si le salaire de la mission est inférieur à sa rémunération et même si elle est éloignée de son domicile.

Le salarié titulaire d’un CDI intérimaire doit se tenir à la disposition de l’agence « inter missions ».

CDI intérimaires, ce qu’en pense les intéressés

Prism’ emploi (1) a étudié les conditions de l’intérim et du recrutement avec le CDI intérimaire. Elle a été menée au second semestre 2019. Ainsi,  il en ressort que 79 % des 1500 intérimaires interrogés se déclarent satisfaits du dispositif, 71 % envisagent d’y rester dans les prochains mois et trois quarts d’entre eux le conseilleraient à un proche.

Par ailleurs, 27 % déclarent qu’ils ont choisi le CDII pour la sécurité de la rémunération, 25 % pour le symbole et la dimension psychologique ou sociale d’être en CDI, 24% dans la perspective d’un projet personnel, 22 % pour ne plus avoir à se préoccuper de trouver de nouvelles missions et 21 % pour rester dans l’entreprise utilisatrice.

Enfin, « toutes formes de ruptures confondues, 63 % des salariés en fin de CDII poursuivent avec un autre CDI, 52 % dans l’entreprise utilisatrice et 11 % dans une autre entreprise ».

Cela dit, 18 % des titulaires de CDI intérimaires choisissent un retour au travail temporaire classique, à la fin d’un premier CDIi. Probablement parce qu’ils recherchent une rémunération plus élevée ou une liberté dans le choix des missions.

(1) Prism’emploi est l’organisation professionnelle, qui regroupe plus de 600 entreprises de toutes tailles, présentes sur l’ensemble du territoire grâce à leurs 10 000 agences d’emploi.

Bilan et avis intermédiaire.

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